Salon de Montrouge 2026 : La 69e édition célèbre l'art comme sismographe des crises mondiales
Le Beffroi de Montrouge a ouvert ses portes ce matin pour accueillir la 69e édition de son célèbre Salon. Sous la direction artistique d'Andrea Ponsini, cette cuvée 2026 réunit 40 artistes issus de 15 pays, sélectionnés parmi plus de 2 000 candidats. Ce n'est pas seulement une exposition, c'est un laboratoire où la jeunesse mondiale tente de donner un sens esthétique aux secousses de notre siècle.
L'art comme antenne du futur
"Je compare le Salon à un sismographe", explique Andrea Ponsini. Les œuvres présentées cette année reflètent une obsession pour le réel transfiguré. On y voit des installations hybrides mêlant biotechnologies et sculptures classiques, des vidéos explorant l'effacement des frontières numériques, et des peintures qui redécouvrent la matière brute. L'engagement des artistes n'est plus seulement politique, il est existentiel. Ils interrogent notre capacité à rester humains dans un monde saturé d'algorithmes.

Un tremplin indispensable
Depuis 1955, Montrouge est le passage obligé pour les futurs grands noms de la scène internationale. La gratuité de l'événement et son ouverture sur la ville en font un modèle de démocratisation culturelle. Pour OMONDO, ce salon est la preuve que la France reste un épicentre de la pensée créative. En découvrant aujourd'hui des artistes qui seront encore là en 2050, le public participe à l'écriture de l'histoire de l'art en temps réel. L'entrée libre au Beffroi jusqu'au 1er mars promet une affluence record.
