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Le choc de l'ETA britannique : Les nouvelles règles de voyage pour les binationaux

Le choc de l'ETA britannique : Les nouvelles règles de voyage pour les binationaux

Le 27 février 2026 marque la fin d'une ère pour les voyageurs transmanche. L'entrée en vigueur définitive et stricte de l'Autorisation de Voyage Électronique (ETA) par le gouvernement britannique bouleverse les habitudes de millions de citoyens, et plus particulièrement celles des binationaux franco-britanniques. Ce qui était jusqu'alors une simple formalité numérique se transforme en un véritable défi logistique et juridique, redéfinissant les contours de la libre circulation entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

La fin de la souplesse aux frontières

Désormais, le slogan est clair : "No permission, no travel". Les compagnies aériennes, ferroviaires et maritimes ont reçu des instructions formelles : aucun passager exempté de visa ne peut embarquer vers le Royaume-Uni sans une ETA valide, numériquement liée à son passeport. Pour les binationaux, le piège se referme : ceux qui tentent de voyager avec leur seul passeport français (ou d'une autre nationalité européenne) sans avoir de preuve de leur citoyenneté britannique se voient refuser l'accès à bord.

L'administration britannique impose désormais que les citoyens possédant le droit d'établissement présentent soit un passeport britannique valide, soit un "Certificate of Entitlement" (Certificat de droit de séjour). L'époque où l'on pouvait naviguer entre les deux nationalités au gré des files d'attente est révolue, remplacée par une surveillance numérique systématique.

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Une transition technologique sous haute tension

Le coût de cette modernisation est double. Financièrement, l'ETA reste abordable, mais pour les binationaux n'ayant pas de passeport britannique à jour, le coût du certificat de droit de séjour s'avère prohibitif. Sur le plan humain, la confusion règne dans les gares Eurostar et les aéroports. De nombreux voyageurs découvrent à la dernière minute que leur statut de résident ou leur double nationalité ne suffit plus "de fait" s'il n'est pas traduit par le bon document numérique.

Pour OMONDO, cette réforme est le symbole d'une "frontière intelligente" qui, sous couvert de simplification, renforce le contrôle étatique sur l'individu. En 2026, la liberté de mouvement n'est plus un droit acquis, mais une donnée numérique qu'il faut valider en amont de chaque déplacement.

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