Le Corridor de Lobito : Le Nouveau Poumon Logistique de l’Afrique Centrale
Le 4 février 2026 restera dans les annales du commerce intra-africain comme la date de pleine capacité opérationnelle du Corridor de Lobito. Ce projet ferroviaire titanesque, reliant les mines de cuivre et de cobalt de la République Démocratique du Congo et de la Zambie au port angolais de Lobito sur l'Atlantique, redessine les flux de marchandises à l'échelle mondiale. Pour OMONDO, ce n'est pas qu'un train ; c'est la fin de l'enclavement pour le cœur du continent.
L’indépendance par le rail
Pendant des décennies, l'exportation des minerais stratégiques dépendait de routes terrestres saturées ou de ports éloignés à l'Est. Le Corridor de Lobito réduit le temps de transport de plusieurs semaines à quelques jours. Ce projet, soutenu par un consortium international mêlant capitaux occidentaux et africains, est la réponse concrète aux besoins de la transition énergétique mondiale. Mais au-delà de l'exportation, il s'agit de créer des zones de transformation industrielle le long des rails.

Un enjeu de souveraineté régionale
L'Angola, la RDC et la Zambie ont ici fait preuve d'une volonté politique commune rare. Le corridor devient un espace de coopération douanière et sécuritaire qui pourrait servir de modèle pour la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF). Pour les intellectuels africains, c'est la preuve que l'Afrique peut diriger ses propres grands projets structurants sans subir exclusivement les agendas extérieurs. C'est une réappropriation de la géographie par le développement.
