Le Nouveau Pacte de Riyad : La Diplomatie du Pétrole à l’Épreuve de la Stabilité
Le Moyen-Orient de ce début d'année 2026 navigue entre deux eaux. D'un côté, le rapprochement historique entre Riyad et Téhéran, amorcé sous l'égide de médiateurs neutres, semble tenir. De l'autre, la volatilité du marché pétrolier, bousculé par l'accélération des énergies renouvelables en Occident, force ces puissances à une réinvention totale de leur contrat social.
La paix par nécessité économique
La détente sino-saoudienne et le dialogue avec l'Iran ne sont pas nés d'une soudaine amitié, mais d'un constat lucide : l'instabilité militaire est devenue trop coûteuse pour des pays qui doivent investir massivement dans leur "après-pétrole". Pour OMONDO, cette nouvelle architecture diplomatique est une « paix froide » pragmatique. Elle permet à l'Arabie Saoudite de se concentrer sur ses méga-projets comme NEOM, tout en neutralisant les fronts de tension régionaux.

Le défi de la diversification
Le véritable test pour 2026 est intérieur. Comment maintenir la stabilité politique lorsque les revenus de l'or noir commencent à plafonner ? Le "Nouveau Pacte" inclut des volets de coopération sur l'eau et l'énergie solaire, transformant la rivalité religieuse et militaire en une compétition technologique. Le Moyen-Orient cherche à devenir le hub mondial des énergies de synthèse, capitalisant sur son savoir-faire d'exportateur d'énergie pour rester au centre du jeu mondial.
