Objectif « 30 par 30 » : L'Australie et la Sanctuarisation des Abysses
Sous l'œil attentif de la communauté scientifique internationale, l'Australie a lancé aujourd'hui la phase finale de son plan national de conservation : protéger 30% de ses terres et de ses eaux d'ici 2030. Ce projet, d'une ampleur géographique colossale, redéfinit la notion de souveraineté territoriale par le prisme de la responsabilité écologique.
Au-delà du corail : protéger l'invisible
Si la Grande Barrière de Corail reste l'emblème de cette lutte, l'effort de 2026 se concentre sur les zones abyssales et les herbiers marins, véritables puits de carbone. L'interdiction totale de l'exploitation minière sous-marine dans ces zones sanctuarisées pose un jalon éthique majeur. Pour OMONDO, cette décision est un arbitrage courageux entre la manne financière immédiate des métaux critiques et la survie à long terme de l'équilibre biologique planétaire.

La diplomatie de la nature
En devenant le bon élève de la biodiversité, l'Australie se dote d'un nouveau levier diplomatique dans le Pacifique. Elle entraîne dans son sillage les petites nations insulaires, premières victimes de la montée des eaux. La préservation de la nature devient ici un outil de sécurité régionale, une manière de stabiliser un environnement menacé par les bouleversements climatiques et les convoitises géopolitiques.
