Indépendance énergétique : Les pays Baltes coupent officiellement les derniers câbles avec la Russie
La fin de l'influence électrique de Moscou
Historiquement, les pays Baltes faisaient partie du système BRELL (Biélorussie, Russie, Estonie, Lettonie, Lituanie). Ce matin, à 09h00, les derniers commutateurs ont été actionnés. Tallinn, Riga et Vilnius sont désormais synchronisées avec le réseau européen (ENTSO-E). Ce n'est pas seulement une prouesse technique, c'est l'ultime acte de divorce géopolitique avec le Kremlin.
Une transition à haut risque technique
La désynchronisation est un défi d'ingénierie majeur. Le maintien de la fréquence de 50 Hz sans l'inertie des énormes centrales thermiques russes a nécessité l'installation de compensateurs synchrones massifs et de batteries de stockage à grande échelle. L'expertise européenne souligne que cette transition a coûté près de 1,6 milliard d'euros, financés à 75% par l'Union Européenne.

Sécurité nationale et souveraineté
Pour les États Baltes, l'énergie était la dernière arme de chantage de Vladimir Poutine. En se raccordant via la Pologne (le projet Harmony Link), ces nations sécurisent leur approvisionnement. Cependant, l'analyse stratégique d'OMONDO montre que cette indépendance a un prix : une hausse temporaire des tarifs pour les consommateurs baltes, le temps que le mix énergétique local (éolien offshore et biomasse) remplace totalement les flux importés.
